Communauté de communes des 3 cantons
Villars Sous Ecot



  

 Dans l'étroite vallée du Bié qui, avant de se jeter dans le Doubs, a profondément entaillé le plateau de la boucle du Doubs, séparant ainsi Écot et Goux-les-Dambelin. Le village s'aligne sur une terrasse de la rive droite puis s'élargit au centre où se côtoient l'église et la mairie. L'église a été construite en 1757 et la mairie (actuellement l'école  en 1863 . Aujourd'hui, Villars sous Écot est en pleine expansion sans pour autant modifier l'identité du village qui  connaît une activité associative importante. Le moto cross possède un terrain dit "de la Versenne"  avec 2100 mètres de piste homologuée à l'échelle internationale. L'autoroute A36, qui traverse la commune, emploie 120 personnes. Deux lotissements ont contribué au récent accroissement de la population, ce qui a permis de maintenir l'école avec ses deux classes. Villars c'est la vie à la campagne aux portes de la ville.
  
 
 
C'est dans une charte de 1177 que le Pape confirme les possessions de la chapelle et des dîmes de Villars. Jusqu'en 1669, Villars sous Écot  appartient à la seigneurie de Neuchâtel-Bourgogne qui a haute, moyenne et basse justice sur tous les communaux, les sujets et les héritages appartenant aux sujets de Neuchâtel. Plusieurs seigneurs possèdent des biens à Villars comme les Mathay, seigneurs de Dampjoux, et les Comtes de Montbéliard qui en 1380 à la suite d'achats et d'échanges possèdent des hommes et des terres à Dambelin, Mambouhans et Villars sous Écot. En 1479, ces sujets sont affranchis mais sont aussi tenus aux guets et gardes des portes lors des quatre foires annuelles de Montbéliard, en cas d'éminent péril et chaque fois qu'ils sont requis ou alors ils doivent 24 mesures d'avoine par an. Les tentatives pour se libérer de l'obligation de guet resteront vaines pour ces sujets qui ne seront jamais très nombreux : 14 sujets en 1617, 2 en 1662 et 75 en 1709.
 

 

 

Un moulin situé à l'ouest du village durera jusqu'au milieu du XIXième siècle avant de devenir une exploitation agricole qui porte toujours son nom.

 

 

 


        Ancienne Tuilerie démolie en 2014
 
      

 

A peu de distance une tuilerie fonctionnera également au XIXième siècle et produira, 60 000 tuiles en 1841, 40 000 tuiles en 1858 et 24 000 tuiles en 

1858, exclusivement pour Villars et les environs.  Mais c'est l'agriculture qui a été de tout temps l'activité essentielle de Villars. La culture du froment, de l'avoine et de la vigne complète la production agricole. De 1987 à 2007, un seul agriculteur continue à plein temps.. Les autres actifs vont travailler à l'extérieur.

 

 
 

  
Le lieu du culte du village est une chapelle, qui existe encore (le chœur) située au milieu du cimetière, sur une hauteur, elle a fait l'objet d'une restauration intérieure qui a mis au jour une croisée d'ogives et deux chapiteaux dont l'un est armorié (Neuchâtel). En 1749, le culte est interdit car le bâtiment, couvert de laves, menace de s'écrouler. Les habitants obtiennent la translation du culte au centre du village en 1757 où une nouvelle église est construite. Le village n'embrassera jamais la religion réformée. En 1721, une maison et une chapelle réservées aux prêtres sont créées et prennent le nom d'Ermitage ; à partir de 1726, ces locaux accueillent 12 jeunes repentis du protestantisme. C'est un incendie en 1834 qui détruisit complètement l'Ermitage.
 
 
 
Villars sous Écot a connu une dramatique fin de guerre 1939-45. Le 10 septembre 1944, la 9ième D.I.C. libère le village mais, le lendemain, après de sévères combats au cours desquels trois jeunes soldats meurent carbonisés dans le char Du Guesclin, à l'entrée du village, il est repris par les Allemands.
L'avance des troupes de libération est stoppée et le front se stabilise de la Moselle à la frontière Suisse pendant plus de deux mois.
Les avant-postes allemands occupent les abords du village pendant tout ce temps.
Les destructions de maisons sont importantes mais le summum de l'horreur intervient le 19 septembre quand les Allemands prennent 22 hommes du village, les conduisent à pied à Montbéliard et là, plus précisément aux Grands Jardins, les fusillent sans procès. 
 
 
 
 
Une plaque rappelle, à l'entrée du village, la destruction du Du Guesclinet, sur les hauteurs, un monument a été édifié pour les 22 fusillés de Villars.     

                         
 
 

 
 

 

La stèle des Grands Jardins à Montbéliard a été refaite côté route en 1998.
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

Pertes subies au cours des dernières guerres

1914-1918 : 6

1939-1945 : 22
 

 

Extraits du " Dictionnaire des communes du Doubs"

 

Mairie de Villars sous Écot

1 rue Reuge
25150 Villars sous Écot
Tél : 03 81 93 64 34

mairievillarsecot@orange.fr

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